- Monument aux morts, choix de son emplacement, lettre du maire de Confolens au préfet de la Charente, 18 décembre 1824, A. D. Charente, série O/675, en réponse à la pétition des habitants (cette pétition est reproduite dans Giraud, 1990).
République française mairie de Confolens (Charente).
Confolens, le 18 décembre 1824
Le maire de Confolens À monsieur le Préfet de la Charente Angoulême
[tampon rouge : 20 déc. 1824] [Note manuscrite au crayon à papier : M. Vincent, à classer au dossier du monument]
Monsieur le Préfet,
Le conseil municipal de Confolens ayant décidé que le monument en souvenir des morts de la guerre serait érigé sur l´emplacement actuel de l´abattoir, un certain nombre de pères de famille ont protesté contre cette décision. J´ai l´honneur de vous fournir, au sujet de cette protestation, les renseignements complémentaires que vous m´avez demandés. Comme dans toutes les communes de France, la question de l´emplacement du monument aux morts a fait l´objet d´un examen attentif et de longues discussions. Après avoir demandé l´avis de plusieurs architectes, sculpteurs et artistes qui ont examiné les points de la ville qui étaient susceptibles de recevoir ce monument, le conseil municipal s´est arrêté à l´emplacement de l´ancien abattoir situé au confluent de la Vienne et du Goire. Le 28 novembre 1821, le conseil municipal, sur l´avis de M. Coutheillas, statuaire à Paris qui était venu à Confolens ce jour là, choisit définitivement cet emplacement. Cette décision fut portée à la connaissance du public par les journaux locaux qui parurent le 4 décembre 1821. Le Républicain Confolentais en effet annonçait : « au cours de la réunion, le conseil a de plus décidé que le monument sera érigé sur l´emplacement de l´abattoir actuel qui est appelé prochainement à disparaître. Cet emplacement est, en effet, le seul de notre ville qui puisse fournir aux pierres commémoratives un cadre digne d´elles. Tous les autres points susceptibles d´être choisis manquent d´espace et de perspective et étoufferaient le monument au contraire dressé au-dessus du confluent de nos deux rivières à l´endroit même qui fut pour ainsi dire le berceau de la cité et ayant comme décor l´incomparable paysage de la vallée de la Vienne. L´œuvre imposante de M. Coutheillas prendra une signification et une beauté nouvelles ». Aucune protestation ne s´est élevée à ce moment là dans le public ni parmi les parents des morts pour la France. M. Coutheillas a donc été chargé d´établir son projet en considération de cet emplacement. La maquette proposée par lui ayant été acceptée [voir figure 5], des engagements furent pris par la municipalité tant avec M. Coutheillas qu´avec M. Nourissaud, carrier au Compeix (Creuse) pour l´établissement de la pyramide en granit. Le 17 avril 1924, le conseil municipal appelé à statuer sur l´ensemble du projet décidé à nouveau par 13 voix contre 3 que le monument serait édifié sur l´emplacement de l´abattoir. La protestation des pères de famille est donc tardive et, serait-elle justifiée, il ne pourrait y être fait droit en raison des engagements pris vis-à-vis du statuaire et de l´entrepreneur à la suite des décisions antérieures du conseil municipal. Du reste, il semble que c´est le mot abattoir qui choque les pétitionnaires ; certains disent : « nos enfants ont été à l´abattoir, nous ne voulons pas qu´ils y reviennent ». Ce sentiment ainsi formulé ne paraît pas justifié. L´abattoir qui existe actuellement va en effet disparaître prochainement, il laissera libre un vaste terrain situé au cœur de la cité, au confluent de la Vienne et du Goire, où on pourra créer un jardin public au milieu duquel sera érigé le monument. C´est à cet endroit que Confolens a pris naissance. En effet on peut lire dans les Pages confolentaises de M. Léonide Babaud-Lacroze ce qui suit (page 71) : « nous connaissons l´origine probable de la ville de Confolens, contemporaine de l´époque gallo-romaine. Le noyau primitif de cette cité fut avec certitude au confluent de la Vienne et du Goire ; l´étymologie de la ville (confluens) en est la preuve. Sur l´emplacement actuel de l´abattoir exista jusqu´au XIXe siècle l´église de Château Vieux dont la seule dénomination caractérisait et symbolisait toute une époque, type de l´église primitive où se disait chaque jour la prière en commun ! C´était une forteresse qui servait d´asile aux moments de panique, une grande maison bien solide où l´on pouvait braver les brigands, un théâtre où se jouaient les mystères, un lieu où se traitaient les affaires, un refuge enfin où ni la justice, ni la force armée ne pouvaient pénétrer à la suite du criminel. Cette première maison commune de Confolens, à l´ombre de laquelle on enterrait les morts, subsistait avec son cimetière à la fin du XVIIIe siècle et avait même conservé en partie son caractère premier puisque les assemblées d´habitants s´y tenaient encore ». L´existence de cet abattoir n´aura donc été qu´un incident. Dans le choix fait par lui, le conseil municipal a été guidé par les souvenirs historiques qui se rattachent à l´emplacement où sera érigé le monument et aussi par cette raison que cet emplacement sera, lorsqu´il sera aménagé, un des plus beaux de Confolens ; il a en outre cet avantage d´être au centre de la ville, continuant la place principale où se trouve l´hôtel de ville. Veuillez agréer, monsieur le préfet, l´assurance de ma considération distinguée. Le maire. [signé] ».
- Monument aux morts. Inscriptions.
Face nord-ouest 1914 Mal Lis Audevard J.D. Besse J. Brouillaud J. Burbaud R. Chaperon F. St Chauveau E.J. Chazezaubenit J. Croizard J. Desaphy J. Stm Bubois EV Duchiron E.C.J. Durivaud E. Br Dupont G.P. Edouard-Emile E. Germaneau J.H. Jeallageas F. Pailler J.J. Picaud J.J. Sécher P. Thorin F.M. Tisseuil P. Lnt Veyret-Logerias J.M.A.O.
1915 Audonnet J.F. Audoin R. Baluteau R.F. Bernard J.J. Bonnaud F. Stm Bonnaud A.S. Boineau J.J. Bouyat J. Chaboussant E.R. Asp Chazaud F.E. Chêne P. Cne Compain P.M. Dagnère L. Defaut A.R. Degorce E.J. Dumaraud F. Cal Faure F. Fore P. Ganteil L. Ganteil F. Goulmot J. Joyeux P. Lnt Junien - Lavillauroy A.E.Jr Landrevie H. Longeville P. Maillaud L. Moreau L. Moreau L. Pascaud L. Patrit E.L. Paulet F. Périllaud J. Planty P. Quéraud B. Ribette A.M.F.
Face sud-est
1916 Apt Authier E. Biojout J. Bourdier E. Brunet P. Caille J. Defaut J. Demazoin F. Dupeyrat R.F. Fredon B. Fricard F. Gambart J. Laboussole J. Lacouture P. Lalliot A. Lasnier F. Patit E. Prévéraud G. Touché P. Valladeau F.A. Villeger E.
1917 Bernard J. Bernard P.H. Cal Bourdier P. Jr Charles F. Cal Heureux C. S.Lnt Laurent P. Cal Lavauzelle R. Prévéraud M. Ribette G.M.A. Qtr Mtre Vignaud M.L. Vignaud E.
1918 Bastier L. Beaulieu J.L. Benest P. Blavette J. Lnt Cellier A.M.P.F. Champaloux A. Delaporte G. Slt Destrées P.J.E. Cal Germanaud J. St Lachaize R. Landrevie A. Lasnier F.L. Laurent L.E. Laurerie M.A. Lavauzelle C.J.A. Mathias L.V. Morand-Dumas G.A.E. St Pascaud H. Peyraud J. Cal Peyrat F. Seine J. Villeger C. Boireau J.I. Longeville P. Petit J. Ct E Mor Jourdan A.
Face sud-ouest
1939-1945
Slt de Plument Debailhage Lt Devergnas P. Gal Gallant E. Gervais J. Guidou L. Lacouture R. Lassier A. Cne Pierr L. Quayraud E. Bch Remondet E. Rouffignac F. Cal Tisseuil L.
Prisonniers Soulat A. Stabat F.
S.T.O. Bouty C. Faurant F.
Déportés Bachmann G. Dumasdelage J. Lt Marlier R. Pautrot A. Cdt Stivil A.
F.F.I. Beaulieu R. Gary J. Homps C. Pailler B. Adt Pailler A. Pailler J. Mdl Sauzet A. Sch Tromas R. Vagneux G.
T.O.E. Patatoff W. Mlt Segue Buxerolle R.
Civil Soudanas F.
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Indochine Delage A.
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A.F.N. Chêne R.
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