- Déménagement de la poudrière, A. D. Charente, O 673.
" Direction des contributions indirectes du département de la Charente Poudres à feu N° 2034 Objet : entrepôt de Confolens, pétition Duboys et Dumontet Angoulême, le 18 avril 1878 Monsieur le Préfet, La pétition que vous avez bien voulu me communiquer et par laquelle M. M. Duboys et Dumontet, propriétaires à Confolens, demandent que le magasin des poudres existant dans ladite localité soit transféré sur un autre point, me paraît entièrement fondée. Ce magasin où le stock en matières s´élève assez fréquemment à 900 kilogrammes, est en effet à une petite distance des habitations et est très rapproché de l´abattoir, où sont allumés parfois des feux pour griller les porcs abattus. Il y a là un danger, et des débris de paille brûlée ont été trouvés à diverses reprises aux abords du magasin. D´un autre côté, lors des inondations, l´entrepôt est facilement envahi par les eaux, 9822 kilogrammes de poudre ont été avariés en 1876 à la suite d´une crue de la Vienne. Dans l´intérêt du Trésor, et pour la sécurité des habitants, il est donc à désirer que les poudres soient déposées dans un local plus favorablement situé. Il y a longtemps déjà, des démarches, dans ce but, avaient été faites auprès de la municipalité, qui, contrairement à l´avis que j´avais exprimé, avait formé le projet de consolider et agrandir le magasin actuel, ainsi que l´indique la correspondance ci-annexée, qui remonte au mois de juillet 1877. Dans la situation, j´estime que la pétition de M. M. Duboys et Dumontet doit être ainsi que l´estime M. le Maire actuel prise en très sérieuse considération. Comme actuellement mon administration est disposée à verser par année à la ville une somme de 50 francs pour la location d´un immeuble, et je crois devoir vous signaler que la municipalité de Barbezieux vient de faire construire un petit bâtiment affecté au même usage, lequel a été mis à la disposition de l´entreposeur aux conditions ci-dessus énoncées, c´est-à-dire moyennant un prix de ferme de 50 francs. Agréez, je vous prie, Monsieur le Préfet, l´assurance de ma haute considération. Le directeur Signature illisible ".
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